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APERCU DES HISTORIQUES DE SUCCES DANS LE CADRE DU PROJET APPUI A LA PRODUCTION AGRICOLE DURABLE.

Le projet “appui à la production agricole durable de maniocs et arachides dans le territoire de Kalehe” est mis en œuvre par ADMR sous appui financier de l’organisation internationale de droit Suisse Heks Eper.

Pour l’instant, le projet est à sa troisième année de mise en œuvre, cela depuis Août 2018 à nos jours.

Le projet ambitionne de créer de nouveaux cercles de production agricole durable et développement des systèmes des marchés plus rémunérateurs.

Dans cette optique, le projet s’est doté comme objectif globale « Contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques de la population rurale du Territoire de Kalehe d’ici 2021 à travers l’augmentation de la production agricole durable et au développement des marchés agricoles dans la province du Sud ».

Cet objectif global se traduit spécifiquement par (i) l’augmentation des rendements agricoles par unités d’exploitation par le petit producteur ;(ii) l’organisation et la structuration de petits producteurs en groupements coopératifs et mutuelles de solidarités/AVEC et enfin (iii) améliorer l’accès aux marchés rémunérateurs de petits producteurs de manioc et des arachides des sites du projet d’ici 3 ans.

Les résultats atteint à nos jours sont fortement encourageants dont en voici quelques historiques de succès


AXE MBINGA SUD

1. Réponses aux besoins socioéconomiques

Monsieur BYEGULU MAPENDANO Primo résidant du village de Muhongoza en groupement

de Mbinga sud en territoire de Kalehe, marié à madame FAIDA MWAVITA infirme pendant plusieurs années et père de 8 enfants.

Etant un acteur du secteur agricole, ce quinquagénaire ne faisait qu’exploiter à régulièrement son champ sans mesure de restitution des éléments nutritifs emportés par les cultures. En plus, il faisait l’agriculture de subsistance et son intérêt était plus tiré dans la fabrication artisanale des briques avec toutes les conséquences sur l’environnement. Avec l’accompagnement qu’il a bénéficié dans le projet depuis septembre 2018.

Monsieur BYEGULU a mis en valeur un espace de 0,25ha où il a appliqué correctement les

pratiques agro écologiques (respect des écartements, association de cultures, fertilisation organique, paillage, mesures de lutte antiérosives etc.,). A la récolte, il a réalisé une bonne production des maniocs qu’il a vendu à la coopérative agricole NBKA dans laquelle il est membre et a obtenu un revenu de 750000FC. Ces fonds lui a permis de se payer une chèvre, de faire soigner sa dame qui est infirme, de régler un litige pénal en faveur de son jeune fils mais également de répondre à d’autres besoins familiaux tout garantissant des fonds pour des épargnes dans leur structure d’autofinancement (AVEC) dans laquelle il est membre. Ce succès est un grand soulagement et une réponse aux besoins socioéconomiques de ma famille, propos de Monsieur BYEGULU MAPENDANO Primo.

1. De murs en terre couverts des pailles vers une maison en brique à dobe

NABINTU MANGONJI âgée d’une trentaine d’année, résidente du village de Luzira en groupement de Mbinga sud en territoire de Kalehe. Cette bénéficiaire ne peut plus se passer de l’approche AVEC selon ses déclarations.


Au paravant, elle parcourait un calvaire chaque fois qu’il pleuvait car son habitat était très précaire ; juste des murs en terre en couvert des pailles. Avec l’accompagnement du projet à travers l’apprentissage des pratiques agroécologiques dans le champ école paysan, cette agricultrice bénéficiant d’un encadrement technique de proximité du staff ADMR, déclare avoir triplé sa production agricole sur son champ de 0,125ha. Après vente d’une partie de sa production à la coopérative, le revenu ainsi généré lui a permis de se constituer des épargnes au sein de l’AVEC Tupendane dont elle membre. Elle pouvait désormais accéder aux crédits aux crédits

afin de matérialiser son rêve. Grace aux fonds de crédits acquis au niveau de son AVEC elle a commencé à réunir les matériaux de construction et les fonds pour la main d’œuvre. Actuellement, elle est la plus heureuses dans sa nouvelle maison en briques à dobe et bien tôlée (voir image).

En plus elle s’est acheter une chèvre qui lui procure régulièrement de la bouse / fumier pour la fertilisation de son champ.

1. Grace aux revenus générés après vente de la production, je me suis directement payer 4 chèvres et aujourd’hui j’en compte des dizaines

Madame SERAPHINE SHARANGUZA, une cultivatrice sexagénaire, veuve de son état et mère de12 enfants ; domiciliée du village de Munanira, sous village de Tchogerho dans le groupement de Mbinga sud en territoire de Kalehe.

Avant l’avènement du projet Appui à la production durable des maniocs et arachides. Cette agricultrice avoue qu’elle pratiquait une agriculture caricaturale encrée sur des mauvaises pratiques agricoles et non respectueuses de l’environnement.


Sur son champ d’une superficie de 0,25ha elle pouvait juste récolter 2 à 3 paniers de maniocs, quantité largement insuffisante pour couvrir les différentes charges de sa famille. Mais depuis 2019 elle bénéficie d’un encadrement de proximité des techniciens d’ADMR dans le cadre du projet à travers l’apprentissage sur les bonnes pratiques agricoles dans les champs écoles paysans (CEP). Elle est ainsi devenue capable de se fabriquer de l’engrais organique (compost), combattre l’érosion dans son champ, bien appliquer le paillage ainsi que la bonne association de culture, et a récolté sur la même superficie de 0,25ha 1945kg de manioc frais et 450kg d’arachide. Grace aux revenus générés après-vente de la production, je me suis directement payer 4 chèvres et aujourd’hui j’en compte une dizaine.



Grace au projet je suis membre d’une AVEC et bientôt nous allons faire le partage et j’espère commencer une AGR pour plus de résilience économique de ma famille.












1. Création d’une activité génératrice de revenu (AGR) grâce aux bénéfices générés par la bonne production

BYENDA MWAMBUSA Jeanne est une bénéficiaire d’une quarantaine d’âge est suivi depuis septembre 2019 et est du CEP Tupendane village de Luzira dans le groupement de Mbinga sud en territoire de Kalehe.


Au paravant, elle pratiquait une agriculture traditionnelle de subsistance encrée sur des mauvaises pratiques agricoles et non écologiques dont entre autres ; la polyculture, sur brulis, la non sélection des bons matériels de propagation etc. ; en conséquence la productivité de son champ ne faisait que baissée d’année en année et la situation économique de sa famille en pâtissait suite à un revenu trop bas.

Depuis que cette courageuse femme bénéficie de l’accompagnement technique du projet à travers les l’apprentissage dans les Champs Ecoles Paysans (CEP) et dans l’approche coopérative, elle est devenue une professionnelle et une référence au niveau de son village.

Grace aux pratiques agroécologiques apprises dans les CEP et qu’elle pratique en retour dans son propre champ (le choix des variétés résistantes et à haut rendement, l’association de culture, la fertilisation organique, la technique de paillage, compostage, la protection du sol à travers le drainage, lutte antiérosive, courbes de niveaux, etc.,) ; cette femme dit avoir doublé la production de son champ. Pour 0,5ha où jadis elle produisait autour de 2T de manioc, elle a précédemment récolté 4,6 T avec une moyenne de 24 grosses tubercules par pied de manioc. Actuellement grâce à ses bonnes récoltes notamment pour les cultures de manioc et arachides qu’elle écoule régulièrement dans sa coopérative agricole NBKA, elle a récemment généré un revenu de 520000FC, somme qu’elle a jugé suffisante pour commencer une petite activité génératrice des revenus. A ce jour Madame BYENDA MWAMBUSA Jeanne exerce le petit commerce d’huile de palme au marché de Kanjuki/Ihusi Kalehe. Les bénéfices régulièrement générés l’aide à subvenir aux besoins socio-économiques de sa famille mais également elle épargne le reste d’argent dans l’AVEC Tupendane dont elle est membre.

AXE BUZI/MBINGA NORD

1. Construction d’une maison à travers le crédit de l’AVEC par la veuve Chakupewa Kalema

Madame CHAKUPEWA KALEMA âgée de 42 ans, elle est veuve et mère de 7 enfants, bénéficiaire du projet habitant dans le groupement de Buzi, village Minova et membre du CEP Buhamba et de l’AVEC Tusaidiyane.

Veuve pendant 5ans, abandonnée à son triste sort mais au travers le projet par l’application

des bonnes pratiques agroécologiques comme l’utilisation d’engrais organique, la technique de protection du sol par des haies antiérosives et le paillage elle a su haussé sa production sur une superficie de 20ares elle obtenait rarement 800kg mais à travers des bonnes pratiques elle a obtenu 2,2 tonnes des maniocs soit le double de son rendement habituel. Après-vente dans sa coopérative OBKA elle a eu un revenu de 464 000FC en suite elle a négocié un crédit de 300 000FC dans son AVEC Tusaidiyane pour lui permettre de matérialiser son rêve. Locataire qu’elle était mais maintenant elle s’est acheté une petite parcelle pour 300 000FC et y construire sa maison en briques adobes dont voici en image.

1. Monsieur SASITA jure ne plus abandonner l’usage des pratiques agroécologiques dans sa noble profession d’agriculteur.

Monsieur Lebon SASITA, un infirme de son état, bénéficiaire du projet domicilié dans le village Mulala, groupement de Buzi en territoire de Kalehe. Ce petit producteur déclare que grâce aux conseils des agronomes d’ADMR il a pu adopté les pratique l’agro écologie

dans son champ et est parvenu à produire plus de 12 sacs des arachides alors qu’avant c’était impossible qu’il atteigne plus de 300kg sur une superficie de 20 ares mais sur la même superficie il a dernièrement obtenu plus de 1,5T qui lui a permis de générer des gros revenus après-vente à la coopérative. Du revenu obtenu il a acheté un VEAU pour l’élevage et est parvenu à répondre à plusieurs autres besoins vitaux de sa famille.

Par l’achat de ce veau qui m’a coûté 300$, maintenant je suis aussi respecté car j’étais le seul à ne pas avoir une vache dans sa famille.

Monsieur SASITA jure ne plus abandonner l’usage des pratiques agroécologiques dans sa noble profession d’agriculteur.

1. Histoire de Monsieur BAHATI NACIZIRI

BAHATI NACIZIRI est un bénéficiaire d’une quarantaine d’âge est suivi depuis septembre 2019 et est du CEP MULALA du village de Mulala dans le groupement de BUZI en territoire de Kalehe.

Auparavant, il pratiquait une agriculture traditionnelle de subsistance basée sur des mauvaises pratiques agricoles coutumières qu’il appelle « méli-mélo » surtout la polyculture, la non protection du sol, pas d’utilisation d’engrais organiques, en conséquence la productivité de son champ ne faisait que baissée et atteignait difficilement 100 000FC de revenu après-vente de ses productions au cours d’une saison culturale. Mais grâce à son courage avec l’application des techniques agroécologiques aujourd’hui facilement il a atteint sur un champ de 0,22ha une production de plus de 300kg d’arachide et au moins 1848kg de manioc. Après consommation d’une partie de la récolte, Monsieur BAHATI NACIZIRI a dit avoir bien vendu une autre quantité importante de sa production dans la coopérative OBKA dont il est membres et a généré des gros revenus soit 500 000FC. Il fait des épargnes dans sa structure AVEC Tusaidiyane où il contracte facilement des crédits pour d’autres besoins de sa famille. A ces jours grâce au revenu généré j’exerce le petit élevage des poules et dindons qui s’avèrent très prolifique.

Histoire de Madame CIVURUGA MUTABESHA

Madame CIVURUGA MUTABESHA est âgée de 52 ans ; domiciliée du village bubale 2, sous village Kiniezire en groupement de Mbinga nord dans le territoire de Kalehe.

Ce bénéficiaire est membre de l’AVEC Maendeleo. Elle se dit être très satisfaite car avant elle avait difficile à garder l’argent et par conséquent sa vie galérée mais grâce à l’initiative des AVEC accompagnées par ADMR, elle a suivi des conseils au sein du groupe et surtout sur le développement des activités génératrices de revenus (AGR) et maintenant elle vend des poissons fumés et des casseroles grâce au crédit qu’elle bénéficie au sein de sa structure AVEC. Maintenant, elle avec sa famille mangent au moins trois fois par jour car cette activité est productive.

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